Archives mensuelles : octobre 2009

Halloween

Hier soir, c’était Halloween. Je croyais que j’allais faire comme on nous l’apprend dans les manuels d’anglais au lycée : me promener en sorcière avec un panier de maison en maison en demandant des bonbons – « Trick or treeeeeeeeeat ! » Encore une preuve qu’à l’école on nous raconte vraiment n’importe quoi.

En vrai, hier, c’était juste une orgie géante.

A 22h, sur Franklin Street, la Princesse Peach ivre morte tombe dans les bras de Yoshi, qui court après Peter Pan. Elle pleure parce qu’elle a perdu ses ballons. Pendant ce temps là, quatre zombies, un acteur porno 70’s (avec vraie moustache), deux citrouilles, un M&M’s bleu exécutent sans un faux pas la chorégraphie de Thriller de Michael Jackson.

Ca sent la citrouille explosée et la bière, et un peu la pisse, aussi.

50 000 personnes déguisées sur Franklin Street, plus ou moins alcolisées, plus ou moins à poil. Fort heureusement, comme l’a dit ironiquement ma coloc Alex: « THANK GOD, it’s warm tonight so the sluts won’t be cold! » (y’a un gros mot dedans je traduis pas)

Oui, parce que beaucoup de filles se déguisent en bunny girl Playboy ou équivalent, minijupes/cuissardes/dentelle/oreilles de lapin. Elles sont très appétissantes jusqu’à 22h environ, c’est à dire jusqu’au moment où elles commençent à vomir partout et à se rouler par terre.

Quand à moi, j’avais juste envie d’être peinte en verte. C’était ignoble, la peinture s’effaçait, j’avais une robe et des chaussures vertes – je ressemblais à un monstre des marais. Je prétendais que j’étais déguisée en « French Frog » ou en « Color Green », mais on m’a demandé si j’étais Shrek ou le Géant Vert ou Hulk ou Gollum. Bref, je ressemblais à rien mais on a bien rigolé avec Christian et Dylan, de soirée en soirée, beaucoup trop bu.

Et j’ai quand même mangé plein de bonbons.

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Serendipitous

Vous avez terriblement envie d’un café, mais il vous manque 20 centimes. Quelques pas plus loin, vous trouvez une pièce par terre.

Vous êtes assise dans le métro, un beau gosse vous sourit.

Juste au moment où vous pensez à une personne que vous n’avez pas vue depuis longtemps, vous la croisez dans la rue.

Vous regardez le soleil faire des paillettes dans l’océan.

En anglais, ce genre de moments a son adjectif : SERENDIPITOUS

= « un moment/une rencontre heureuse, inattendue, simple, qui tombe à point »

Tout ça en un adjectif.

Il peut y avoir des moments serendipitous, des rencontres serendipitous , des occasions serendipitous.

SERENDIPITOUSSERENDIPITOUSSERENDIPITOUSSERENDIPITOUSSERENDIPITOUSSERENDIPITOUSSERENDIPITOUSSERENDIPITOUS

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J’adore ce mot. On dirait une formule magique.

SERENDIPITY existe aussi.

Le dictionnaire le traduit par « heureux hasard, chance dans les découvertes« 

Magic music

Le coloc de Clément m’a filé plein de musiques trop bien.

Bon, si ça se trouve vous connaissez déjà, mais si non, IL FAUT écouter ça.

C’est magique, percussions géniales, et le clip est beau, aussi.

Back to school

Rentrée à Chapel Hill ce matin.

Oui, c’était fabuleux, New York. Euh… Ok, à part essayer des robes à 1300 dollars juste pour rire, chanter L’Homme à la moto à Williamsburg avec Clément, acheter trois tonnes de fringues fabuleuses et rigoler avec mon pote, non je n’ai été dans AUCUN musée et OUI on a été à Times Square comme des gros touristes. Désolée. M’engueulez pas, Sam s’en est chargé.

Je me rattraperai la prochaine fois, quand Timothée et Rachel viendront passer une semaine à New York pour Noël – looking forward, lovelies.

Le cop porn de Williamsburg

Suite de la soirée à Williamsburg… Les poulets-bites

Williamsburg Dickchicken

Il y avait une annonce pour un vernissage dans le journal, précisant « boissons et snacks gratuits ». Clément et moi, on a toujours faim et soif, donc on y est allés. Ben on a bien rigolé.

Toute l’expo tournait autour du seul concept de « Dickchicken » : des poulets avec une bite à la place de la tête, donc.

Il y en avait peints dans la montée d’escalier, imprimés sur des cartons, sur des dessins, des peintures, des affiches (300 dollars la peinture).

Distribution de pop corn dans des sacs en papier imprimés « cop porn » (« Pornographie de flic »)

Dickchicken party

Au milieu du DJ blasé et des branchouilles, une vraie poule qui picorait du maïs grillé.

Deux trois vodka-pêche-menthe plus tard, on est repartis manger des bagels au cheddar cheese cream.

Crapahutage, part 56

Map freak

Des rues où l’on entend le vent passer à travers les fenêtres cassées des usines désaffectées.
Un magasin de surf, peint de toutes les couleurs, au milieu de la zone industrielle.

Ce bar fantastique, dans un ancien hangar, où on a bu un hot cider au whiskey pour se réchauffer, en écoutant « Lust for Life » de Iggy Pop.

Restés sans voix le long du fleuve, vu les grattes-ciels de Manhattan dans l’horizon gris, avec les oies et cet homme qui pêchait avec un petit garçon au manteau rouge.

Loosey-goosey

The Dark Side of The Moon

He's like a rainbow

Williamsburg, dans Brooklyn, fait penser à Prenzlauerberg, à Berlin Est.
Même bars,  même faune, le genre cheveux dans les yeux, vernis écaillé et dégaine savamment négligée.

Rues de bars à brunchs avec des bougies qui sentent bons.
Entre les bars, des bouches peintes en rouges et des bottes vintages, des peintures, des mégots, des magasins de fripes super cool où une veste te coûte un bras. Des librairies cosy et des magasins de vinyles.

On y a crapahuté toute la journée sous le crachin, Clément satisfaisant son amour des pâtisseries américaines, moi mes envies démesurées de fringues.

Après des hamburgers recouverts d’une crème rose, une minuscule galerie d’art avec l’arc en ciel des Pink Floyd peint sur les murs noirs, et un phonogaphe géant.

The Dark Side of the Moon

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