Archives de Catégorie: photo

Photojournalisme – suite

Un autre photoreportage de fin de semestre que j’ai beaucoup aimé, celui de Ryan Greene.

Jess Kaplan, 22, greets Moka, one of 13 tigers at Carolina Tiger Rescue in Pittsboro, N.C. Kaplan and two other keepers handle most of the care for the tigers and other wild cats, most of which were abandoned or were rescued from private organizations that went out of business.

Kaplan prepares buckets of deer meat, beef ribs and whole chickens to feed the animals. Surviving on donations, the non-profit Carolina Tiger Rescue’s facilities, like this outdoor freezer and prep shed, are far from glamorous.

Kaplan and another keeper, Lenore Braford, butcher a deer that will eventually feed several tigers. During deer season, hunters donate extra kills, and each tiger will get legs or a torso. « It’s a nice change from chicken, » Kaplan says. « It’s a real treat for them. »

Rajah enjoys the fruits of Kaplan’s labor as he eats his deer torso. He has been at it for hours, biting off bits of meat or licking off whole strips of the pelt with his tongue. « You ever feel a house cat’s tongue, how coarse it is, » Kaplan asks. « Imagine that, but a hundred times coarser. »

Having made her rounds, Kaplan prepares to head back to the office. After she checked in on several of the facility’s different wild cats, which include cervals, ocelots and binturongs, Rajah was Kaplan’s last stop.

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Photojournalisme – Projet de fin de semestre

……

Chapel Hill, N.C., October-December 2009

Capillo-tracté

Le sourire de la journée.

Jeff Mermenstein prend en photo des gens qui tournicotent leurs cheveux ou qui courent dans la rue.

C’est tout con, mais elles sont vraiment chouettes, ces photos toutes ensembles.

Il vient de sortir un livre.

C’est là :

http://lens.blogs.nytimes.com/2009/12/03/showcase-87/

Et pour les mordus, le blog photo du New York Times, « Lens », est un émerveillement quotidien.

Pourquoi Roxanne Turpen est magique

Quelque part entre le lutin et le soleil, il y a Roxanne Turpen.

Voilà, c’est elle.

Roxanne est belle. Incroyablement vivante. Et surtout, elle a un talent fou.

Roxanne est photographe. Un peu peintre aussi, elle aime les chèvres et les gens et les enfants. Tout juste 23 ans, déjà quarante vies.

Voilà, regarde, c’est ça qu’elle fait, entre autres.

Alors toi qui n’en peut plus de la pluie de novembre et de l’odeur du métro, vas-y, cours, remplis toi les yeux des lumières et des rêves de Roxanne, ça émerveille.

C’est là : http://www.roxanneturpen.com/index.html

Dans la série de photos « Orange Road », c’est ma coloc Jen qui pose.

Roxanne promène son aura géante et rouge dans des champs de blés un après-midi à la fin du printemps. Elle garde des traces de bisous sur les joues.

Roxanne conduit comme si elle t’emmenait au bout du monde. Elle met un disque génial très fort – elle chante et puis elle raconte une histoire, elle rigole, et ça y est, on est arrivés à l’autre bout de la terre. Sa grande soeur aussi est photographe, elle fait de très belles photos de mariage – c’est à dire naturelles: http://www.tracyturpen.com/

Roxanne a de la vie plein des mains, qu’elle répand en étincelles magiques un peu partout sans trop s’en rendre compte. Un mardi matin, juste avant de prendre l’avion pour la République Dominicaine, Roxanne dansait comme un démon dans ma cuisine, et moi avec elle.

Comment je la connais? Comme tout le monde, elle a atterri dans ma vie et puis elle est repartie, en laissant des traces de poudre de fée clochette. Roxanne habitait dans la maison verte de Bim Street l’année dernière, elle vivait dans la chambre que j’occupe. C’est la meilleure amie de Jen. Parfois elle s’arrête à la maison, pour faire une pause entre Washington et Asheville.

Rien que l’année dernière, elle est allée à Hawaï, en Alaska, en Argentine, au Chili, en Bolivie et en Australie.

Le genre de personnes à qui on veut tout donner. Confiance instantanée.
C’est pour cela que ses photos sont si bonnes. Regardez ses portraits… C’est pas une histoire de technique, c’est pas chimique, c’est une histoire d’humanité. C’est peut-être ça, le secret des grands photographes. A n’en pas douter, elle en est une.


credit for all the pictures: Roxanne Turpen.

Salmon dinner party

Roxanne et Jeremie

Roxanne Turpen est magique.

Hier, elle m’a emmenée dîner chez son meilleur ami, Jeremie, à Raleigh.

L’un des coloc de Jeremie travaille comme pêcher de saumon en Alaska tous les étés, pour payer ses droits d’inscription à la fac.

L’autre coloc de Jeremie, Jessie, a traversé les Etats-Unis d’Est en Ouest l’été dernier, en vélo.

Leur congélateur est rempli de saumon enveloppé dans du papier journal.

Hot cider and salmon
On s’est gavé de saumon sauvage et écouté de la chouette musique. Ils ont fumé des cigarettes qui font rire et j’ai pris des photos. C’était bien.


Et sur le chemin on a écouté les Kinks et MGMT, très fort.

Quand Roxanne conduit on a l’impression qu’elle va vous emmener à l’autre bout de la terre.

Cette fille vient d’une autre planète.

...

Light assignment – Mark

Mark Ruhi Frank

Dernier devoir en cours de photojournalisme : Lumière.

« Faites un portrait de quelqu’un de plus de 70 ans. Interdiction de photographier quelqu’un de votre famille. La lumière doit être l’élément le plus important de votre portrait. »

Où diable trouver quelqu’un de plus de 70 ans dans une ville peuplée d’étudiants?!

J’avais pas très envie d’aller dans une maison de retraite.

Alors j’ai attendu tout un après-midi devant le magasin de fripes&antics de mon pote Syd (qui a plein de trucs à raconter, de conseils et de compliments inappropriés à donner – mais il est chouette, avec sa barbe et ses blagues incompréhensibles).

Et puis, magie, à force d’attendre, j’ai vu le sujet parfait arriver.

Mark.

Mark ne voulait pas que je le prenne en photo, au début. Mark a une voix de fée, une bosse bizarre sur la tête, de grands trous tristes dans les yeux. Il parle doucement.

Il dit qu’il vient peut-être d’une autre planète, et qu’il ne sent chez lui nulle part.

Mark a voyagé toute sa vie, en Amérique du Sud, en Inde, en Afrique… Il habite à Carrboro depuis 8 ans, mais il dit que ça fait trop longtemps, qu’il n’a jamais habité autant de temps au même endroit, qu’il lui faut partir.

Je l’ai suivi au supermarché. Et puis chez lui, un petit studio au dernier étage d’une maison en bois, avec une terrasse, très jolie.

Il m’a lu ses poèmes, et on a parlé, longtemps, de la vie, la mienne, la sienne, j’ai pris des photos, on a marché, fumé des cigarettes. C’était chouette.

how quickly the universe spins
and events on the earth turn
humanity in the throngs of change
creating conflicts
yet the moon shines
and the stars lite the night
ruhi

Composition

Premier devoir à rendre en cours de photojournalisme – prendre une photo avec une belle composition et des êtres humains dedans.

Il y a une piste cyclable qui longe la vieille ligne de chemin de fer, à côté de la maison, et souvent les gens s’arrêtent là pour discuter, fumer une clope, pique-niquer.

20090924_VictoireTuaillon_comp001

J’y croyais pas mais c’est vrai : quand on reste suffisamment longtemps quelque part, une heure ou deux, les gens que l’on veut photographier vous oublient.

Ca marche encore mieux en prenant un accent français horrible et en faisant mine de rien comprendre.