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De l’avenir du grand reportage et des organisations caritatives

Trêve de pâtisseries et de ratons-laveurs.

Ca fait quelques jours que ça ne veut pas sortir de ma tête, ce que j’ai vu et entendu ce soir-là. Je tente de mettre le doigt sur ce qui m’a mis tellement en colère.

C’était avant-hier, à l’école de journalisme de UNC :  rencontre avec Brian Storm, directeur de la société de production MediaStorm, spécialisée dans le journalisme multimédia et les documentaires.

Dans un secteur médiatique en crise, MediaStorm s’en sort très, très bien. « On gagne des tonnes d’argent, » a répété Brian Storm. MediaStorm est présent sur tous les réseaux sociaux et sur toutes les plate-formes médiatiques – journaux, sites internet, I-phone, iTunes, télévision numérique, DVDs, édition.

J’aimerais vraiment bien que vous regardiez cette vidéo — pas besoin de la regarder en entier, cinq minutes suffisent pour comprendre :

http://www.mediastorm.org/0024.htm

Il s’agit d’un reportage sur les enfants nés de viols commis lors de la guerre au Rwanda, en 1991, sur leurs mères, et sur leurs relations.

Avant-hier, les élèves et les professeurs de l’école de journalisme de UNC ont écouté Brian Storm avec une extrême attention. Le silence dans la salle était quasi-religieux.

Pour eux, pour mes profs, vous avez devant vos yeux « l’avenir du journalisme ».

Je voudrais vraiment avoir votre avis :

Qu’en pensez-vous? D’un point de vue journalistique, moral, esthétique?

Est ce que cela vous donne envie de donner de l’argent? Est-ce que vous auriez envie de voir plus de reportages comme celui-ci à la télévision?

(Pendant ce temps là, je prépare mes arguments. Ca me prend plus de temps de prévu, parce que plus j’écris, plus ça s’embrouille.)

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La crise des vampires en Louisiane

Opossums écrasés sur le bord de la route, Ku Klux Klan, exorcismes, gospels, clubs de strip-tease glauques, marécages, maisons coloniales, moiteur, émeutes raciales, baptême évangéliste.

Le générique de la série True Blood condense les clichés du Sud des Etats-Unis en 1minute30:

Ouais, ok, tout ce sang sent un peu le lait caillé, puisque la série True Blood est sortie l’année dernière, n’empêche qu’elle est drôlement addictive, et toutes ces histoires de vampires et de marécages me donnent envie d’un roadtrip en Louisiane. Merci Clément de m’avoir rendu accro.

A propos de vampires, cet extrait de Concordance des Temps, l’émission de Jean-Noël Jeanneney sur France Culture* me gratte la cervelle depuis quelques semaines :

« Claude Lecouteux: Chaque film de vampire reflète peu ou prou les grandes tendances de son époque, que ce soit au niveau mental, religieux ou économique. Quand vous avez des périodes de crise, vous avez des vampires. C’est une sorte d’exutoire […]

Jean-Noël Jeanneney : Oui, bien sûr, le Nosferatu de Murnau (1922) c’est au moment de la première dépression allemande, au moment où l’Europe sort d’une terrible épidémie de grippe espagnole. Après la crise de 1929, on trouve le Dracula de Braunig, puis ensuite on trouve des personnages qui représentent la peur de l’immigrant, c’est clair chez Dreyer, juste avant la montée d’Hitler, etc etc

CM : L’intérêt du vampire notamment au cinéma voire dans la littérature c’est qu’on peut projeter sur lui tous les fantasmes possibles. […] Le vampire c’est le banquier. Puisqu’on est en pleine crise, on peut le dire, le banquier est un suceur de sang.

JNJ : Tout à fait.* Marx notamment emploie l’expression de « suceurs de sang » pour parler des capitalistes. Si vous considérez notre présent immédiat, vous diriez que le vampire sert comme métaphore de telle ou telle oppression que nous imposent les banquiers?»

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Party in the USA

Dans le genre parasite musical ultra-résistant, même « Oops I did it again » de Britney Spears et Dragosta Din Tei de Ozone (mais siii, le tube de l’été 2002 ! Allez, tous ensemble : namiya ééé – namiyaa ouu – namiyaaa ha-ha) ne le bat pas.

Ce genre de daube, une fois que ça commencé à te grignoter le tympan, t’es foutue, ça te colonise le cerveau entier et tu peux pas t’en débarrasser avant plusieurs jours.

Aujourd’hui je l’ai entendue à la radio ce matin, deux fois dans la voiture, trois fois à la gym, et re-ce soir à la radio.

J’ai halluciné en voyant le clip à la télé, c’est à se demander si ce n’est pas une commande directe du gouvernement américain.

Le clip, d’abord: 3 min d’American Success. Admirez le close-up sur les santiags+ les grosses voitures.

Le meilleur, c’est quand même grotesque déroulement de bannière étoilée géante au ralenti (avec Miley Cyprus qui se lèche les babines et roule des hanches devant)

Et puis les paroles, apparemment complètement débiles.

C’est l’histoire d’une jolie redneck qui vient de Nashville, Tennessee (=Trouperdu ville sur rivière).
Elle va dans une boîte de nuit à Los Angeles parce qu’elle a envie de devenir célèbre. Elle est perdue et elle a peur avec tous ces gens connus. (« I hopped off the plane at LAX with a dream and my cardigan welcome to the land of fame excess, (woah)
am I gonna fit in? »)

Heureusement « le DJ joue sa chanson préférée, c’est du Britney, yeah yeah yeah »
Du coup elle se fait plein d’amis beaux et jeunes comme elle et « IT’S PARTY IN THE USA, YEAAAAH ! »

Enjoy, et si quelqu’un trouve de quoi tuer le ver d’oreille, faites moi signe!

He says he’s got a big boat

Juste parce qu’elle est pas sortie de ma tête depuis 4 jours, alors je me suis dit que j’allais vous faire partager l’obsession.

M. Ward from Portland, Oregon, n’est pas du genre à produire des vers d’oreilles, pourtant.  Il fait de la bonne musique.

Sinon, le grand déballage de gâteaux à la citrouille et de dindes fourrées a commencé. Tout à l’heure on a tous mangé chez Bill, un copain de Dylan, Christian & co, qui porte un collier de crânes d’écureuils (en plastique), un caméléon sur le mur, avec des lunettes. Miam.

Magic music

Le coloc de Clément m’a filé plein de musiques trop bien.

Bon, si ça se trouve vous connaissez déjà, mais si non, IL FAUT écouter ça.

C’est magique, percussions géniales, et le clip est beau, aussi.