Archives de Tag: arc en ciel

The Dark Side of The Moon

He's like a rainbow

Williamsburg, dans Brooklyn, fait penser à Prenzlauerberg, à Berlin Est.
Même bars,  même faune, le genre cheveux dans les yeux, vernis écaillé et dégaine savamment négligée.

Rues de bars à brunchs avec des bougies qui sentent bons.
Entre les bars, des bouches peintes en rouges et des bottes vintages, des peintures, des mégots, des magasins de fripes super cool où une veste te coûte un bras. Des librairies cosy et des magasins de vinyles.

On y a crapahuté toute la journée sous le crachin, Clément satisfaisant son amour des pâtisseries américaines, moi mes envies démesurées de fringues.

Après des hamburgers recouverts d’une crème rose, une minuscule galerie d’art avec l’arc en ciel des Pink Floyd peint sur les murs noirs, et un phonogaphe géant.

The Dark Side of the Moon

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Light assignment – Mark

Mark Ruhi Frank

Dernier devoir en cours de photojournalisme : Lumière.

« Faites un portrait de quelqu’un de plus de 70 ans. Interdiction de photographier quelqu’un de votre famille. La lumière doit être l’élément le plus important de votre portrait. »

Où diable trouver quelqu’un de plus de 70 ans dans une ville peuplée d’étudiants?!

J’avais pas très envie d’aller dans une maison de retraite.

Alors j’ai attendu tout un après-midi devant le magasin de fripes&antics de mon pote Syd (qui a plein de trucs à raconter, de conseils et de compliments inappropriés à donner – mais il est chouette, avec sa barbe et ses blagues incompréhensibles).

Et puis, magie, à force d’attendre, j’ai vu le sujet parfait arriver.

Mark.

Mark ne voulait pas que je le prenne en photo, au début. Mark a une voix de fée, une bosse bizarre sur la tête, de grands trous tristes dans les yeux. Il parle doucement.

Il dit qu’il vient peut-être d’une autre planète, et qu’il ne sent chez lui nulle part.

Mark a voyagé toute sa vie, en Amérique du Sud, en Inde, en Afrique… Il habite à Carrboro depuis 8 ans, mais il dit que ça fait trop longtemps, qu’il n’a jamais habité autant de temps au même endroit, qu’il lui faut partir.

Je l’ai suivi au supermarché. Et puis chez lui, un petit studio au dernier étage d’une maison en bois, avec une terrasse, très jolie.

Il m’a lu ses poèmes, et on a parlé, longtemps, de la vie, la mienne, la sienne, j’ai pris des photos, on a marché, fumé des cigarettes. C’était chouette.

how quickly the universe spins
and events on the earth turn
humanity in the throngs of change
creating conflicts
yet the moon shines
and the stars lite the night
ruhi