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Thanks for the Indian Massacre

Thanksgiving raconté aux enfants, ça ressemble à ça:

Les Pèlerins de Plymouth, deux ans après leur arrivée en Amérique, sont à moitié morts de faim. Mais à force d’efforts, de persévérance et d’abnégation, ils réussissent finalement à faire pousser quelque chose sur leur nouvelle Terre Promise. La moisson est tellement bonne qu’ils invitent leurs voisins – quatre-vingts onze Indiens de la tribu des Wampanoag – à un grand festin. Ils remercient le Seigneur, se gavent de courgettes, de citrouille et de gâteau au maïs, prient, dansent et font la paix tous ensemble.

Aujourd’hui, Thanksgiving aux Etats-Unis, c’est d’abord un jour férié, un dîner de famille, et veille de la plus absurde orgie consumériste (Black Friday).

Thanksgiving Day peut se traduire par le Jour de la Gratitude, alors les enfants sont invités à faire des dessins de remerciement, pendant que les adultes achètent des « Thanks Cards » à envoyer à leur patron/grand-mère/amant.

Depuis 1947, le Président des Etats-Unis gracie une dinde, aussi – mais ça c’est pour le pancake de demain.

Bon, et maintenant la même histoire maintenant, en version gore.

Hiver 1609. « Les Pèlerins vivaient dans des trous creusés dans le sol. Leur faim était telle qu’ils en étaient réduits à manger de la chair d’homme et des excréments. Un Indien fut déterré trois jours après sa mort et entièrement dévoré. […] L’un des pèlerins tua sa femme pendant qu’elle dormait, la coupa en morceaux et la mangea toute entière, en laissant la tête. » (traduit des Journals of the House of Burgesses of Virginia, document de 1619 chroniquant les 12 premières années d’existence de Jamestown, ok c’est pas Plymouth mais ils devaient mourir de faim tout pareil)

Effectivement les Plymouthiens vivent plus ou moins en bonne entente avec leurs voisins les Wampanoag pendant une petite soixantaine d’années. Mais de plus en plus de pèlerins arrivent, et volent peu à peu la terre des Indiens.

En 1675, c’est la guerre, la « King Philip’s War ».

1 an, e 600 morts côté colons et 3000 côté Indiens. Villages d’Indiens massacrés, tribus entières décimées, récoltes brûlées. Les rescapés fuirent vers le nord et vers l’ouest, laissant la terre libre pour les colons.

(sources : The Britannica Encyclopedia + Howard Zinn – A People History of the United States)

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